Rien n’oblige à aller au hellfest. Laissez-nous tranquille.
Rappelons donc que le hellfest est une manifestation publique puisque le financement ( 1 million d'euros minimum tout de même sur 6 ans !) est en partie public. A ce titre, mais pas seulement, le festival se doit par conséquent de respecter celles et ceux qui ne sont pas présents. Par ailleurs, le droit à l'expression mis en avant par le hellfest et ses défenseurs n'est pas supérieur au droit à la protestation.
Venez un peu au hellfest et vous verrez que tout se passe bien
Il faut avoir l'honnêteté de reconnaître que, mis à part les excès d'alcool et de drogue, le festival se déroule plutôt bien même s'il y a eu quelques comas éthyliques, bagarres et trafics de drogue dure.
Mais il faut aussitôt dire aussi que de nombreux autres rassemblements se passent aussi très bien comme les folles journées sans que ces rassemblements ne suscitent polémique et protestation sur polémique et protestation, sans que l'on n'y insulte qui que ce soit.
Au delà du hellfest, il faut aller voir aussi à quoi PEUT conduire une écoute et une fréquentation assidues de ce metal dont il est question : voir à ce sujet la rubrique " Témoignages".
Et les retombées économiques, vous en avez conscience ?
Nous répondons tout d'abords que nous vivons une époque où justement l'argent est roi et qu'il est plutôt interpellant de voir des metalleux se réfugier derrière cet argument !
En second lieu, et malgré des demandes répétées, aucune des autorités territoriales n'a su pour l'instant nous faire part d'une quelconque étude sur ces fameuses retombées économiques. En comparaison, les retombées des Journées Mondiales de la Jeunesse qui se sont déroulées à Madrid en 2011 ont été rendues publiques quelques jours seulement après l'évènement !
Le metal est un genre musical, rien de plus
Notons tout d'abords que nous n'épinglons pas le metal dans son ensemble pas plus que nous réclamons la fermeture du hellfest. Il faut être soit de mauvaise foi, soit ignorant de notre engagement citoyen pour l'affirmer.
Le metal que nous épinglons est plus qu'un genre musical : ésotérisme, occultisme, morbidité, transgression érigée en valeur, anti christianisme, satanisme y tiennent une place qui n'est pas qu'anecdotique ... Cette part d'ombre est une réalité et les programmations du hellfest que nous dénonçons ne sont pas que phantasme, second degré, allégorie, catharsis.
Si l’on veut par ailleurs parler de culture musicale, alors intégrons y des éléments comme l'harmonie, le rythme, les sons...sans oublier les pochettes, les effets spéciaux lors des concerts, les textes, les symboles, les rituels ...pour discerner et comparer.
Comparons aussi les icônes du metal que nous critiquons à celles des virtuoses de la musique, d'inspiration chrétienne ou pas. Comparons leur vie, leur oeuvre, leur mort.
Les subventions, c’est normal
Entre 2007 et 2009, les subventions directes étaient comprises entre 60 et 70 000€.
Sur les années 20110 et 2011, elles passent à 100 000€ alors que le hellfest n'a cessé de dire que c'était epsilon et qu'il pouvait s'en passer, en annnoncant à grands renforts de communication une fréquentation toujours en hausse !
A ces subventions indirectes, il faut ajouter les emplois aidés ainsi que la logistique, les forces de police et sanitaires…
Quelques soient leurs montants, les subventions n'ont pas à être acceptées sans broncher : c'est aussi cela la démocratie !
La liberté d’expression est un absolu, s'y opposer c'est la censure
La liberté ne va pas sans la responsabilité : cela n’existe d'ailleurs pas dans la vie en société. Nous sommes tous, consciemment ou inconsciemment, responsables de nos actes.
On constate par ailleurs que l’esprit de transgression revendiqué comme absolu par le metal extrême se garde bien de taper sur Mahomet, ici ou en terre musulmane.
Que vaut moralement cette liberté d’expression quand elle joue avec la shoah, le nazisme, la nécrophagie, la pornographie, Satan…
On ne peut enfin que s’interroger sur cette liberté d’expression revendiquée par le hellfest quand le président de ce festival a demandé à notre hébergeur de fermer notre blog !
Le métal est une culture parmi d’autres et qui a le droit d’exister
Il ne s’agit pas de rejeter ipso facto le métal et tel n'a jamais été notre démarche. Cependant, il est normal de s’interroger sur le sens de ce mot culture et de son contenu. Il y a dans le métal, clairement affirmée, la notion de contre culture : ignorer cette part d’ombre n’est pas responsable.
Et si l'on veut parler de culture, alors parlons-en dans une démarche qui englobe les activités et réalisations humaines, dans tous les domaines, de façon universelle, dans la durée et pour tous. Si l'on peut parler de culture grecque, chrétienne ou de culture islamique, le terme de culture metal est impropre : celui de communauté metal convient mieux.
Le christianisme est la première religion au monde et en occident. Il est normal que le métal, né en occident, s’en prenne à la religion dominante et ce d’autant qu’elle est ou a été oppressive ( référence au black métal norvégien par exemple)
Que l’on critique le christianisme ou l’Eglise n’est pas anormal. Mais qu’on le fasse alors avec objectivité, avec des exemples concrets d'actualité et sans haine : on est au 21ème siècle, plus au temps de l’inquisition, des croisades ou des vikings !
Et si l’on parle de culture ou de religion, qu’on le fasse en comparant !
Prendre pour cible exclusive le Christ, Son Eglise, Ses représentants, les croyants n'est pas acceptable. En faisant observer qu'il n'y a pas une institution au monde qui ne fasse autant pour le dialogue inter religieux et avec les athées que l'Eglise, tant celle-ci tient la liberté religieuse (qui englobe l'expression publique de la foi) comme le fondement de la liberté tout court et de la paix.
Le satanisme est une religion comme une autre
Au regard des textes de l’Eglise mais aussi de l’ancien et du nouveau testament, il ne s’agit pas de la même relation ni des mêmes valeurs et perspectives, aux plan humain comme au plan spirituel et de celui du salut. Le Dieu des chrétiens est un Dieu incarné et vivant proposant une relation personnelle librement acceptée et fondée sur l'amour tourné vers les autres, dans la perspective du bonheur non seulement sur terre mais dans l'éternité. Satan propose lui un bonheur exclusivement terrestre dont le moteur est la satisfaction sans limite de ses envies et fondé, dans une perspective matérialiste de puissance, sur le slogan egocentrique "fais ce que tu veux : telle est la loi."
Revendiquer le droit de suivre cette "religion" est par ailleurs quelque peu contradictoire avec la revendication de libération de toute aliénation !
Le christianisme et l’Eglise catholique en particulier sont des ennemis de la liberté
Sans nier les dérapages de l’Eglise sur plus de 2000 ans d’histoire, il apparaît que la culture chrétienne, dont les saints en particulier sont les références, est le fruit d'une adhésion volontaire et libre. Les millions de jeunes aux JMJ de Madrid ne seraient pas libres ? La liberté, ce n’est pas faire ce que l’on veut mais agir de façon responsable, envers soi et envers les autres.